Meurtres en Majuscules, par Sophie Hannah

On ne l’espérait plus, que les ayant-droits d’Agatha Christie autorisent la résurrection d’Hercule Poirot. C’est chose faite avec Meurtres en Majuscules. Sophie Hannah a eu carte blanche pour créer une enquête du célèbre détective.

Résumé :  Hercule Poirot a décidé de mettre au repos ses petites cellules grises en surchauffe. Il se réfugie incognito dans une pension londonienne, où il fait la connaissance de l’inspecteur Catchpool. Un soir, trois meurtres sont commis dans trois chambres à trois étages différents au Bloxham, un hôtel luxueux de Londres. On retrouve un bouton de manchette en or, gravé des initiales PIJ, dans la bouche de chacune des victimes. L’énigme est trop tentante ! Poirot n’y résiste pas et offre ses services à l’inspecteur Catchpool. Pour démêler les fils de l’intrigue, il va falloir à Poirot toute son habileté, et à Catchpool beaucoup de patience…

Avis :  Je suis une grande fan d’Agatha Christie, particulièrement des enquêtes du célèbre détective belge, c’était donc pour moi une grande joie de le voir utiliser à nouveau ses petites cellules grises. Quelle ne fut pas ma déception.

Je citerai l’une des critiques trouvée sur le site livredepoche :

Sophie Hannah réussit le tour de force de se couler dans l’ombre tutélaire, en proposant une histoire énigmatique et pleine de rebondissements. Yann Plougastel, M le magazine du Monde.

 

Il s’avère que nous n’avons pas la même définition d’histoire énigmatique. Pour moi il faut un minimum de suspense, de questionnement, ici non. J’eus au cours de ma lecture l’impression d’être dans une mauvaise de mauvaise pièce de théâtre, tout était si… surjoué, superficiel, maquillé, faux. En fait je crois que l’auteur a voulu trop en faire, créer une histoire complexe avec une intrigue, une sur-intrigue, un rebondissement auquel on n’accroche pas une seule seconde. C’était trop. Un seul meurtre suffisait à Agatha Christie pour nous maintenir en alerte, plongés dans notre narration, suivant les avancées d’Hercule Poirot, luttant avec Hastings et Japp pour essayer de comprendre, de voir ce que le détective avait vu.

Dans ce nouveau roman c’est tellement compliqué que c’en est simple. A la première apparition de X, le coupable, vous, lecteur, savez que X est coupable. Et chose incroyable, Hercule Poirot le sait aussi, d’emblée, il le sait (pour une raison tout à fait logique en revanche). Tout un livre pour essayer de nous perdre dans des rebondissements sans galbe et un final à endormir un hamster.

Laisser carte blanche à l’auteur n’était peut-être pas une bonne idée.

Le bon côté de ce livre est qu’il m’a donné envie d’aller voir s’il existait des fanfictions d’Hercule Poirot. En français rien, en anglais, The London Syndicate semble prometteur. A suivre.

 

Axel.

L'épreuve, série littéraire

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