Olympus 1. Vincent (#TeamPoséidon)

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Ce n’était définitivement pas l’appartement de sa maîtresse, ni celui de son autre maîtresse d’ailleurs. Vincent tourna sur lui-même et observa la foule aussi hagarde que lui. Il se trouvait au milieu d’un petit groupe d’hommes et de femmes, tous dans la trentaine ou la quarantaine comme lui. Nerveusement il porta une main à la tête pour soulever le casque qu’il ne portait pas. Il avait toujours ce réflexe lorsqu’il avait un souci, et les soucis ne manquaient pas sur les chantiers. Sa main ne rencontra donc que ses cheveux coupés courts, toujours pour faciliter son quotidien sur les chantiers.

– Mais qu’est-ce que c’est que ce cirque ? s’exclama-t-il en allemand.

L’homme à côté de lui, tremblant dans son uniforme gris, dû s’asseoir et prit appui sur Vincent pour ne pas tomber. Vincent qui eut un mouvement de recul si bien que l’autre tomba lourdement. Une femme s’approcha de lui et lui glissa quelques mots dans un anglais approximatif. L’homme répondit entre deux respirations saccadées qu’il ne s’était pas fait mal  mais Vincent avait cessé de leur prêter attention et regardait à présent les autres. Il s’attarda sur leurs vêtements et constata que tous avaient le même, lui inclus. C’était un ensemble gris bardé de larges bandes roses au niveau des épaules, assorti de grosses boots en cuir et, une dague était disposée dans un étui à la ceinture. Vincent tira l’arme blanche et s’attarda sur elle un instant. Elle était bien affûtée, puis il la rangea rapidement lorsqu’il vit qu’elle mettait les autres mal à l’aise.

– Désolé, murmura-t-il.

Mieux valait ne pas créer de vagues, tout le monde paraissait sur les nerfs prêt à tout et son contraire. Vincent s’éloigna un peu de son groupe et partit explorer le lieu dans lequel il se trouvait. Il avança jusqu’à la double porte la plus proche, elle était faite de bois massif et de métal, imposante et effrayante. Le chef de chantier se surprit à regarder l’ouvrage avec un regard professionnel, même dans pareil situation il réussissait à rester calme.

Quelqu’un eut un murmure d’émerveillement à sa gauche, Vincent se tourna vers la personne et l’observa. Elle était vêtue comme lui, ce n’était qu’une autre âme emprisonnée comme lui, surprise comme lui. Mais les bandes de son uniforme étaient d’une couleur différente.

A vous de jouer !

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Aphrodite

 

 

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