autoedition
Actualités

Si la parole était d’or, par @carolinegiraud1 #jeudiautoedition

Titre : Si la parole était d’or

Auteur : Caroline Giraud

A suivre surtwitter, facebook, blog

Résumé :

Je déteste les hôpitaux. C’est blanc, laid, étouffant et triste. Hideux. Pas de rêves. Pas de musique. Je ne peux pas chanter. Ni jouer. Ni vivre. Qu’est-ce que je fais encore là ? Je veux vivre. J’ai mal et je veux vivre. J’ai mal de ne pas vivre et de croire que je vais mourir. J’ai toujours réussi à sortir : j’ai toujours su m’enfuir, même pour quelques heures, courir hors de ces murs et être rattrapée… mais libre.

 
Parfois, pour rien au monde je n’échangerai cette vie contre une autre. Parfois. Mais pas toujours.

Avis : J’ai à la fois beaucoup aimé et nettement moins, vivent les paradoxes ! Le point fort de cette histoire est son format, sa structure. C’est une correspondance bien écrite. Emilie, l’héroïne, envoie des lettres à son amie Aline. Le vocabulaire est assez riche et la lecture est fluide ce qui est agréable (et pourtant j’avais un export pdf/epub tout pourri).

Le récit en une phrase : Emilie raconte trois années de sa vie à son amie.

L’originalité tient dans le fait que la vie d’Emilie n’est pas commune, elle est soumise à une grave maladie qui contraint sa vie et celle de son entourage. Je pense que de nombreux lecteurs s’attacheront à Emilie et franchiront les épreuves avec elle, elle qui est à la fois si fragile mais si forte. On suit ses doutes, ses peines, sa colère aussi parfois, les sentiments qu’elle éprouve ressortent bien et on y croit. Au fil du récit, cette héroïne m’a un peu déçue. Certes elle surmonte ses épreuves avec bravoure, combattant tout le monde, entourage inclus, mais elle manquait, à mon avis, de recul, de réflexion. Ce qui est assez cocasse quand on sait qu’Emilie est passionnée par la philosophie. Elle boit Kant et tous les autres mais échoue dans l’analyse de sa propre situation. Je me suis beaucoup attachée au personnage de la mère d’Emilie, pourtant décriée dans ce récit. C’est une femme au trente-sixième dessous, probablement depuis de nombreuses années, mais elle pousse encore sa fille dans ses retranchements pour qu’elle ne cesse jamais de lutter, et donc, de vivre. C’est peut-être parce que je suis mère aussi mais durant tout le récit j’étais en désaccord constant avec l’héroïne qui ne se rend pas compte (à mon sens) que la maladie n’affecte pas qu’elle, que toute la famille la subit et que la mère, le père aussi d’ailleurs, porte cela à bout de bras depuis le début avec un amour qu’Emilie ne reconnait plus, voire dédaigne.

En résumé on est loin de la petite histoire mignonnette et ce n’est pas plus mal. A défaut d’aimer l’héroïne vous verrez qu’elle vous fera au moins réfléchir à un ou deux trucs.

 

Arène 1, par Morgan Rice
Match, par Suzanne Galéa, @Rmybook

Presque jeune auteur de 30 ans, maman 2.0 de deux petits tigres. A court de temps mais pas d'idées.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.