16 décembre

15 décembre
17 décembre 2017

Alors que les immortels tentaient vainement de comprendre ce que Nox faisait dans les limbes, Zelyan visitait des ruines. Les brasiers brûlaient encore dans ce qui fut quelques heures avant une ville prospère. A présent tout n’était qu’immeubles éventrés, voitures détruites et cadavres éparpillés.

Le mal à l’état pur s’était abattu sur ces lieux et, aussi surprenant que cela puisse paraître, Zelyan n’y était pour rien.

L’immortel nota l’importance accordé aux ravages, la cendre avait ici une odeur soufrée, salée, ces terres seraient stériles pour des siècles et des siècles. C’était vraiment du bon travail et il s’y connaissait.

Zelyan leva les yeux et observa l’immense tempête noire au-dessus de lui. Le tonnerre grondait sans relâche, les nuages masquaient le soleil et plongeaient un peu plus ce qui restait de la ville dans une terreur nocturne. Seule la foudre tombant au sol éclairait les ruines et les espoirs perdus des humains qui vivaient là.

Zelyan s’en allait rebrousser chemin et s’envoler vers d’autres cieux lorsque du mouvement dans son champ de bisou périphérique attira son attention. Il n’avait pas croisé âme qui vive jusqu’à présent alors sa curiosité fut éveillée, il avança d’un pas sûr, mais prêt à se battre, et tourna au coin des restes d’un bâtiment.

Le diable se retrouva brusquement face à lui-même, une version sale, couverte d’ecchymoses, et certainement moins puissante que lui mais la ressemblance était troublante.

– C’est impossible, déclara Zelyan. Je suis unique.

Son double était tout aussi troublé que l’immortel, plus encore. Il voulut faire un pas vers Zelyan mais ce-dernier l’en dissuada d’un regard.

– Ton nom, ordonna le diable.

Chaos, répondit l’autre en bombant le torse, gêné d’être ainsi vu en mauvaise posture et paniqué d’avoir ainsi Zelyan en face de lui. Et toi ? Ou alors est-ce toi ? T’es-tu matérialisée de la sorte ? Oui ce serait une bonne explication. Reviens !

Pour toute réponse Zelyan se mit à brûler, pour qui se prenait cet imposteur.

– Je suis Zelyan, maître des enfers et tu vas m’expliquer tout de suite de quoi il retourne.

Chaos recula d’un pas, il constatait sans difficulté que Zelyan, son double, le surpassait en force, et de loin.

– Désolé, je, je dois partir.

– Pas avant de m’expliquer ce bazar, rétorqua Zelyan, je n’ai rien ordonné de tel, dit-il en désignant le ciel.

– Oh ça c’est Ouranos, il nous a ordonné d’attaquer, enfin.

– Ouranos est emprisonné depuis plusieurs millénaires, comment aurait-il pu ordonner quoi que ce soit, oh ! J’ai compris.

Il se tourna vers le ciel et chercha un rectangle blanc. Il était bien là, derrière un petit nuage, comme toujours. Ce petit artefact existait partout, discret, mais bien présent, il suffisait de le chercher, et de savoir qu’il était là.

– Ma pauvre Axel. J’ai jamais vu un auteur avec aussi peu d’imagination concernant ses personnages. Tu me fais pitié.

Une balle anti-stress traversa le rectangle blanc, aussi nommé écran d’ordinateur, et vint s’écraser à quelques centimètres de l’immortel qui ne cachait pas son sarcasme.

– Elle s’appelle comment cette histoire ? J’ai l’air d’un chien perdu, quelle honte.

« Chaos » formèrent les nuages dans le ciel.

– Hyper original, commenta Zelyan, je le demande pourquoi mon histoire ne porte pas mon nom d’ailleurs. Bon, quand tu auras fini de mettre le bazar dans ce recueil et de te faire de la pipe pour ces avortons de récit tu pourras me renvoyer chez moi, j’ai un monde post-apocalyptique à gérer et une dérouillée à Dieu à flanquer.

Merci d’avoir lu ce chapitre !

À demain !

Axel.

15 décembre
17 décembre 2017

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